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Thérésa Bouams, l’image du mannequinat congolais

Thérésa Bouams, l’image du mannequinat congolais

Theresa Bouams a 23 ans. Avec ses 1m85 et ses 66kg !

LE DEBUT

«Depuis mon jeune âge, mon rêve a toujours été d’être mannequin, mais au collège, j’ai commencé à être complexée car les autres élèves se moquaient de moi du fait que j’étais toujours la plus grande des élèves filles comme garçons», se remémore la jeune fille dont le destin change lorsque elle fait connaissance de Sophelle Kiabya, mannequin, qui sera par la suite sa marraine dans les arcanes de la mode. «C’est elle qui m’a introduit dans les rangs de l’agence Hakuna Matata », a fait savoir Théresa.

Le début d’une carrière florissante qui s’annonce pour la jeune fille. Consciente que c’est une grâce du ciel, la jeune fille travaille sans relâche, s’applique jour après jour et ne rechigne pas devant les heures de travail. À 18 ans, le manager et coach Fabrice de l’agence Hakuna Matata lui donne sa chance et Théresa défile pour la première fois lors du célébrissime défilé de mode Brazza Fashion Show en 2015 et le magazine féminin Amina lui consacre une tribune. « J’ai su, lorsque je suis montée sur le podium, que c’était ce que je voulais faire dans ma vie. C’était une expérience unique, les flashs, les acclamations, cette sensation de se sentir belle…

C’est un moment que je n’oublierai jamais dans ma vie », raconte la jeune fille visiblement émue. Élève et enfant modèle qui a toujours fait la fierté de son père, Théresa se heurte pour la première fois à celui-ci, quand elle l’informe qu’elle voulait devenir mannequin. « « Mon père ne souhaite qu’une seule chose, ma réussite scolaire, le reste ne l’intéressait aucunement. Mais je pense qu’il a compris que ce n’est pas seulement une lubie mais une vraie passion que j’ai pour la mode et cela je le lui ai imposé en restant une brillante élève à l’école. Aujourd’hui il a fini par accepter ce choix », a noté Théresa.

Si elle rencontre quelques résistances du coté de son père, sa mère, sa meilleure amie et sa conseillère, quant à elle, lui accorde sa bénédiction. « Quand Theresa m’annonçait qu’elle voulait faire du mannequinat, je ne m’y suis pas opposée, je l’ai soutenue, car je voyais bien comment ses yeux brillaient quand elle montait sur les podiums », a indiqué Rosine Ngayino sa mère qui a cependant demandé à sa fille de suivre en parallèle ses études.

Etudiante en 2ème année en Communication à la Faculté des lettres et des Sciences Humaines de l’Université Marien-Ngouabi et en 1ère année en Gestion Commerciale et Marketing à l’institut de formation IGDE, Theresa est une championnenée. « Je n’ai jamais eu peur d’avancer dans la vie, je surpasse mes limites car je suis le Josephde ma famille et le Moïse de ma génération », clame haut et fort la jeune fille avec assurance. Super active, elle ne s’endort pas sur ses lauriers.

En effet, en dehors du mannequinat, qu’elle exerce avec passion, la jeune fille est aussi hôtesse d’accueil indépendante et multiplie les prestations dans d’autres agences à l’image d’Africontact, Icom et Frilengs. Cependant Theresa déplore que certaines prestations ne sont pas payées à leur juste valeur et « en dehors des maisons de téléphonie mobile comme MTN ou Total qui offrent de satisfaisantes rémunérations, beaucoup de chef d’agence ne valorise pas le mannequinat », a reconnu Theresa qui évolue désormais en free lance comme beaucoup d’autres mannequins dela place. « Actuellement je ne travaille plus pour une agence, en raison de mauvaises pratiques des managers dans notre pays. J’ai opté pour le free lance et je m’en sors plutôt bien »,a fait savoir la jeune fille.

Sollicitée ça et là, la petite reine des podiums, dittrouver ses forces et son inspiration dans la parole de Dieu. Chantre dans une Eglise de la place, elle est fière de servir son seigneur sur lesfeux de la rampe même si elle reconnait que tous les jours ne sont pas roses.« Les préjugés ont la peau dure. Ce n’est pas facile pour une chrétienne et de surcroit une chantre de faire ce métier car on est tout de suite jugé du fait que beaucoup d’églises considèrent le mannequinatcomme une espèce de prostitution alors que c’est un métier comme les autres », explique le jeune mannequin qui reste reconnaissante à sa mère qui lui a permis de découvrir l’extraordinaire monde de la mode. «Grâce au mannequinat, j’ai appris à aimer ma personne et à valoriser la femme noire que je suis.

Il m’a permis aussi de m’afficher devant le monde sans crainte en choisissant bien évidemment ce que je porte. Puis mes valeurs religieuses m’ont aidé à voir le bon côté du mannequin et de m’imposer car la foi n’a pas de limite. Et pour moi le chrétien devrait surpasser ses limites au lieu de se plaindre à tout moment car Dieu nous a tout donné », a longuement expliqué Theresa qui espère être un modèle pour les autres filles car dit-elle, « être mannequin ne signifie pas se lancer dans la débauche ni même l’impudicité ».

De plus, si elle voue une admiration pour Klhoé Kardashian pour son courage, sa détermination,et son caractère bien trempé, elle ne souhaite pas pour autant lui ressembler car, dit –elle, chaque femme est spéciale et toute femme doit avoir sa propre personnalité comme le décrit si bien Proverbe 31:29-31. « Toute femme a une conduite vertueuse mais toi tu les surpasses toutes ; la grâce est trompeuse et la beauté est vaine, seule la femme qui craint Dieu sera louée de tous », récite la jeune fille radieuse. Chrétienne, elle ne s’en cache pas, au contraire, elle le prône partout où elle passe. « C’est Christ qui m’a placé dans ce cercle pour que je parle delui.

Et donc ce que je porte et la manière que je me coiffe reflète ce que je suis, reflète mon cœuret tout l’amour du christ dans ma vie », a expliqué le mannequin qui espère un jour aider les autres mannequins en créant sa propre agence pour prouver au monde que Dieu peut aussi élever une chrétienne dans le mannequinat tout comme il a fait avec Joseph dans la maison du Pharaon, a indiqué la jeune fille qui comme toutes les filles de son âge, à un péché mignon, pour les accessoires et vêtement de Dian Versace, Uniclo…

Sardoine Mia, « l’art est une thérapie »

Sardoine Mia, « l’art est une thérapie »

Bonjour à tous chers viseurs ! Dans ce billet, je viens vous présenter Sardoine Miambazinla, de son nom de naissance. Mais elle est surtout connu sous le pseudo “Sardoine Mia” dans son entourage.

Sardoine est une jeune femme Congolaise âgée de 20 ans. Résidente à Brazzaville, elle est étudiante en Licence BTP (Bâtiment et Travaux Publics) et Finance à l’ISTP.

Je vous présente une artiste née qui a su utiliser son talent pour se faire connaître et faire ses premiers revenus.

 

 

Un amour pour l’art aussi grand que son talent.

” L’art est une thérapie pour moi.” M’a-t-elle confié dès le début de notre entretien. Pour comprendre ce grand amour, il faut remonter le temps.

En effet, c’est dès l’âge de 5 ans qu’elle prend plaisir à reproduire des dessins, des photos et autres images pour passer le temps. Plus tard au lycée, Sardoine s’affirme, se perfectionne, réalisant des portraits de ses amis. A cette époque déjà, elle recevait même des commandes rémunérées.

 

 

Puis vint 2015, le déclic. Alors qu’elle venait d’obtenir son baccalauréat, elle découvre les ateliers SAHM, qu’elle intègre aussitôt. 2 années plus tard, elle rencontre l’art contemporain dont elle tombe littéralement amoureuse. Dès ce moment débute alors son histoire avec cet art.

Dessin, peinture, gravure et photographie… Sardoine s’essaie à tout à la quête de son identité artistique. “En tant qu’artiste mon style s’inspire beaucoup des oeuvres des peintres de la Renaissance : Léonardo de Vinci, Michel Angelo et autres… Je prends pour modèle une artiste Congolaise, Bill Kouelany, qui me chaperonne depuis mes débuts dans l’art contemporain. Bill a su s’affirmer dans le monde entier en tant qu’artiste Africaine et surtout en tant que femme.”

Bien qu’encore à ses débuts, Sardoine a déjà eu la chance d’exposer ses oeuvres lors du Beat Street Award en février 2018 ainsi qu’à une vente aux enchères en 2017 et même à l’IFC (Institut Français du Congo).

Les mots de Sardoine pour vous.

“Je n’ai pas de motivation particulière, ni de défi à relever. En peignant, je me suis sentie mieux après une longue période de dépression et depuis c’est ce qui rend ma vie supportable… Alors, je le fais pour moi avant tout. J’aimerai pouvoir valoriser l’art dans mon pays, en Afrique et aider d’autres personnes à voir la beauté du monde à travers cela. Je rêve aussi d’ouvrir plus tard des galeries, organiser des festivals et autres activités pour valoriser le talent Congolais et susciter un vrai essor de l’art au Congo et en Afrique.”

 

A tous les artistes qui nous suivent et lisent ce message, Sardoine vous dit : “Je vous encourage fermement artistes, à ne pas abandonner vos passions. En même temps, ne commettez pas l’erreur d’abandonner les études pour l’art. Il faut savoir faire la part des choses. Vivez vos rêves et vos passions. Appliquez-vous. Mais rappelez-vous aussi qu’être artiste ne se limite pas à avoir du talent. Il vous faut aussi être cultivés, ouverts au monde. Avoir des rêves c’est bien, mais il faut travailler et considérer les réalités du pays. Alors, l’art oui, mais l’école aussi.”

Vous pouvez découvrir l’ensemble des oeuvres de Sardoine sur sa page Facebook et son compte Instagram. Vous aussi, contactez-nous pour faire parler de vous, où que vous soyez dans le monde.

 

SOURCE : VISEZ LA LUNE